MOURIR DE PEINE

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MOURIR DE PEINE est un documentaire portant sur ces gens qui vont mourir en prison. Dans ce film, le réalisateur Patrick Masbourian fait la rencontre de prisonniers souffrant de maladies incurables, qui en ont pour moins d’un an à vivre et qui doivent, malgré tout, terminer leur peine dans un pénitencier. C’est un film qui laisse la parole à ces prisonniers, qui paient de leurs erreurs, et qui doivent vivre la fin de leur vie difficile. Avec quelle attitude s’apprêtent-t-ils à faire le grand saut vers l’au-delà? Ont-ils l’impression qu’ils iront en enfer ou, au contraire, de quitter un enfer? Le film s’attaque donc à des questions métaphysiques, existentielles, voire spirituelles. Des questions qui intéressent tous les êtres humains, mais qui, dans ce cas bien précis, sont posées à des individus qui ont bien des choses à régler avec eux-mêmes : leur passé, leur famille et les gens qu’ils ont fait souffrir. Mourir de peine soulève des enjeux universels sur la peur, la rédemption, le pardon, la solitude, les croyances, la foi, l’espoir, la fatalité et, surtout le grand combat ultime.

MOURIR DE PEINE entre dans les murs de la prison et prend le temps de faire connaitre des détenus, de les voir évoluer le peu de temps qu’il leur reste et dans le petit espace où ils sont enfermés. Pour éclairer la question, on verra des médecins, des aumôniers, des bénévoles et des membres des familles qui les accompagnent et qui viendront aussi témoigner de ce qui arrive aux criminels qui finissent leurs jours dans l’hôpital qui jouxte l’établissement pénitencier.

MOURIR DE PEINE est un film cru où l’on s’approche des malades, où on les voit vivre leur maladie. Une grande proximité et une grande intimité sont développées entre les participants, le réalisateur et la caméra.

MOURIR DE PEINE cherche à émouvoir, certes, mais surtout à faire réfléchir les spectateurs à la condition humaine, à travers les cas les plus extrêmes. C’est un projet ambitieux, étonnant, où l’on ose s’intéresser à l’humanité de ces «durs à cuire »,  qu’on pense être les représentants du Mal sur la terre, alors qu’ils vivent de grands moments de vulnérabilité. Parce qu’au bout du compte, on est tous égaux face à la mort.






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